mardi 2 octobre 2007

Les Gestes simples - recueil de nanodrames | partie 14

Intérieur aube. Une femme aux cheveux blancs.
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Mardi 2 octobre. Il est huit heures du matin.

Le tropique du ciel parisien est d’un furieux gris métallique.

Ça me rend méditatif le gris du ciel.

Dire que c’est grisant est une toute autre affaire. Parce que pour se grigriser - se griser avec du gris - il faut aimer ce qui est nuancé, ce qui est introverti, ce qui est perturbable, anéantisable, désenluminé, presque inexpressif.

Mardi 2 octobre. Huit heures du matin.

A cette heure, il me plairait de prendre un EXPRESSO INEXPRESSIF … Ce serait délectable. Ensuite je pourrais étudier le gris du ciel avec davantage de concentration. Je pourrais suivre un cours par correspondance pendant quelques années. Après cela j’aurai un diplôme. Un diplôme officiel, un diplôme en bonne et due forme, un diplôme du Collège du Ciel de France.

Je ne suis pas ambitieuse mais je me connais : mine de rien, j’ai besoin d’en savoir toujours plus. L’inculture me gêne. L’inculture me fait peur. L’inculture m’angoisse. L’inculture m’emmerde.

Si ça se trouve, j’enchaînerai en faisant une thèse sur l’ombre de l’éléphant.

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