L’auteur vous invite à une série de rendez-vous avec Les Manuscrits de la terre morte pour découvrir les séquelles sur le théâtre et sur le monde de la politique d’intermittence du spectacle.
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L’HAGIOGRAPHE DU HAPPENING :
(cherchant à apaiser la situation) Voici le fait. Notre questionnement, notre point de départ c’est un duel. C’est un duel avec le monde et non un duel entre nous. Notre point de départ c’est d’aller au charbon. On parle de la rencontre. On dit : « C’est redoutable. Je ne sais pas comment on peut faire avec la rencontre. Je ne sais pas comment faire avec. Je ne sais pas davantage faire du théâtre, mais ça m’intéresse ». Et puis on fabrique une rencontre, notre rencontre, notre petite affaire, notre petite affaire besogneuse de bateleurs bégueules et nous improvisons un foutu fiasco qui nous pète à la gueule comme un pétard mouillé. Mais nous faisons de notre mieux. Oui, nous faisons de notre mieux. Et ça, .ça secoue.
L’EVADEE DE LA 14e RUE :
C’est vrai que ça secoue. On est tout le temps dans les contradictions. C’est comme ça. Ca donne ce que ça donne ! Point final.
LA VENUS EMERITE :
Ce que je craignais moi, c’est qu’il n’y ait plus de rencontres. Or je constate qu’il y a des collisions. J’observe que la collision est la forme la plus parfaite de la rencontre. La preuve, c’est que les savants construisent des machines - je crois que c’est ce qu’ils appellent des cyclotrons – mais peu importe. Les savants construisent donc des plates-formes qui sont uniquement faites pour produire des collisions. Des collisions entre atomes. Des collisions entre particules. Le théâtre c’est un cyclotron dramatique. Regardez ! Une énergie, une ardeur, une vitalité extraordinaire se dégage des ombres qui nous entourent. Car au fond, il ne faut pas oublier qu’à la seconde où la rencontre se produit, on n’a jamais entrevu l’autre… L’autre, l’inconnu de tout à l’heure, l’étranger de nulle part est notre silex. Tchac ! Tchac ! Il faut allumer le feu, le foyer comme on dit au théâtre. Même si on n’a jamais répété avec l’ombre de l’autre, avec la folie de l’autre, avec ses pupilles qui grandissent dans la nuit comme des miroirs infinis.
BERNARD :
Maintenant, mes bons amis, vous êtes prêts. Vous êtes prêts pour le théâtre. Le monde comme autrefois est avide de son mystère. (un temps) Il est temps que je vous fasse don de quelques accessoires, de la clé de ce coffre et qu’enfin je vous lègue la première réplique : « Et maintenant, quand cesserons-nous d’être souillés par les ressemblances ? ».
Adieu mes bons amis.
Vous êtes prêts pour le théâtre.
Que le spectacle commence !
Bernard quitte la scène et remet à l’Evadée la clé d’un coffre.
(cherchant à apaiser la situation) Voici le fait. Notre questionnement, notre point de départ c’est un duel. C’est un duel avec le monde et non un duel entre nous. Notre point de départ c’est d’aller au charbon. On parle de la rencontre. On dit : « C’est redoutable. Je ne sais pas comment on peut faire avec la rencontre. Je ne sais pas comment faire avec. Je ne sais pas davantage faire du théâtre, mais ça m’intéresse ». Et puis on fabrique une rencontre, notre rencontre, notre petite affaire, notre petite affaire besogneuse de bateleurs bégueules et nous improvisons un foutu fiasco qui nous pète à la gueule comme un pétard mouillé. Mais nous faisons de notre mieux. Oui, nous faisons de notre mieux. Et ça, .ça secoue.
L’EVADEE DE LA 14e RUE :
C’est vrai que ça secoue. On est tout le temps dans les contradictions. C’est comme ça. Ca donne ce que ça donne ! Point final.
LA VENUS EMERITE :
Ce que je craignais moi, c’est qu’il n’y ait plus de rencontres. Or je constate qu’il y a des collisions. J’observe que la collision est la forme la plus parfaite de la rencontre. La preuve, c’est que les savants construisent des machines - je crois que c’est ce qu’ils appellent des cyclotrons – mais peu importe. Les savants construisent donc des plates-formes qui sont uniquement faites pour produire des collisions. Des collisions entre atomes. Des collisions entre particules. Le théâtre c’est un cyclotron dramatique. Regardez ! Une énergie, une ardeur, une vitalité extraordinaire se dégage des ombres qui nous entourent. Car au fond, il ne faut pas oublier qu’à la seconde où la rencontre se produit, on n’a jamais entrevu l’autre… L’autre, l’inconnu de tout à l’heure, l’étranger de nulle part est notre silex. Tchac ! Tchac ! Il faut allumer le feu, le foyer comme on dit au théâtre. Même si on n’a jamais répété avec l’ombre de l’autre, avec la folie de l’autre, avec ses pupilles qui grandissent dans la nuit comme des miroirs infinis.
BERNARD :
Maintenant, mes bons amis, vous êtes prêts. Vous êtes prêts pour le théâtre. Le monde comme autrefois est avide de son mystère. (un temps) Il est temps que je vous fasse don de quelques accessoires, de la clé de ce coffre et qu’enfin je vous lègue la première réplique : « Et maintenant, quand cesserons-nous d’être souillés par les ressemblances ? ».
Adieu mes bons amis.
Vous êtes prêts pour le théâtre.
Que le spectacle commence !
Bernard quitte la scène et remet à l’Evadée la clé d’un coffre.

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