Intérieur jour. Dans un bazar. Un homme (H), une femme (F).
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F. Ce n’est pas une bonne chose que les choses soient surabondantes et coûtent si peu chère. Cela attire le cynisme et l’imprévoyance.
H. Ne pourrait-on pas dire les choses autrement ? Par exemple, que la pulsation continuelle du commerce imite le bruit des veines et des artères, ce qui ouvrirait a contrario un champ illimité à l’espace des conjectures.
F. Vous voulez dire ainsi que le commerce serait la chose la plus capable d’arracher les secrets de la nature humaine ?
H. Entre tous les instruments dont les hommes se servent ne croyez-vous pas que le commerce est celui qui cimente en premier et en dernier lieu les vivants ? N’êtes-vous pas, comme moi, vivant dans ce grand corps organique qui nous met à mort selon son bon plaisir ? Le commerce, n’est-il pas, à ce titre, le territoire indépassable du dépassement ?
F. Le commerce, dites-vous… C’est pour moi une maladie imaginaire. Imaginaire mais inguérissable.
H. Il n’y a rien d’inguérissable lorsque l’on renonce au culte de l’ordre établi. (L’homme prend un objet à sa portée et le jette avec violence. L’objet se brise).
F. Cela égaye la scène de cet humble bazar… Ce faisant, j’aurais espéré que vous ne fussiez pas venus.
H. Pour ma part, j’aurais préféré que vous fussiez Vénus.
F. Quoi ? Que vient faire Vénus dans ce fussiez ? Que viendrait faire une déesse estampillée dans ce foutu merdier ?
H. Vous le savez tout aussi bien que moi. Vénus est seule chez elle. Sans illusion. Elle s’ennuie et voudrait avoir commerce avec les hommes. Avec un homme comme moi…
F. Dans ce cas, il serait tout simplement temps de lui trouver un mari.
H. A-t-on jamais parlé d'une semblable lubie ?
F. A-t-on jamais parlé d'une semblable Vénus ?
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F. Ce n’est pas une bonne chose que les choses soient surabondantes et coûtent si peu chère. Cela attire le cynisme et l’imprévoyance.
H. Ne pourrait-on pas dire les choses autrement ? Par exemple, que la pulsation continuelle du commerce imite le bruit des veines et des artères, ce qui ouvrirait a contrario un champ illimité à l’espace des conjectures.
F. Vous voulez dire ainsi que le commerce serait la chose la plus capable d’arracher les secrets de la nature humaine ?
H. Entre tous les instruments dont les hommes se servent ne croyez-vous pas que le commerce est celui qui cimente en premier et en dernier lieu les vivants ? N’êtes-vous pas, comme moi, vivant dans ce grand corps organique qui nous met à mort selon son bon plaisir ? Le commerce, n’est-il pas, à ce titre, le territoire indépassable du dépassement ?
F. Le commerce, dites-vous… C’est pour moi une maladie imaginaire. Imaginaire mais inguérissable.
H. Il n’y a rien d’inguérissable lorsque l’on renonce au culte de l’ordre établi. (L’homme prend un objet à sa portée et le jette avec violence. L’objet se brise).
F. Cela égaye la scène de cet humble bazar… Ce faisant, j’aurais espéré que vous ne fussiez pas venus.
H. Pour ma part, j’aurais préféré que vous fussiez Vénus.
F. Quoi ? Que vient faire Vénus dans ce fussiez ? Que viendrait faire une déesse estampillée dans ce foutu merdier ?
H. Vous le savez tout aussi bien que moi. Vénus est seule chez elle. Sans illusion. Elle s’ennuie et voudrait avoir commerce avec les hommes. Avec un homme comme moi…
F. Dans ce cas, il serait tout simplement temps de lui trouver un mari.
H. A-t-on jamais parlé d'une semblable lubie ?
F. A-t-on jamais parlé d'une semblable Vénus ?

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